Un arbre se choisit pour ce qu'il sera, pas pour ce qu'il est
Un arbre planté aujourd'hui occupera son espace définitif dans vingt ou trente ans. Le choix se fait donc à partir de sa taille adulte, de la distance aux bâtiments et aux fils, et de ce que le sol et l'exposition peuvent réellement porter.
La rusticité avant l'esthétique
La zone de rusticité varie d'une région du Québec à l'autre, et un arbre qui prospère dans une région peut geler dans une autre. C'est le premier filtre, avant la couleur du feuillage ou la forme de la couronne. L'information est donnée pour chaque sujet au moment de l'achat.
Les feuillus d'ombrage et d'ornement
Érables, chênes, tilleuls, bouleaux, ormes résistants, féviers et amélanchiers : les uns pour l'ombre et le volume, les autres pour une floraison, une écorce ou une couleur d'automne. Un arbre à grand développement demande du recul ; un arbre colonnaire s'accommode d'une cour étroite.
Les arbres fruitiers
Pommiers, pruniers, cerisiers, poiriers. La question à poser avant d'acheter est celle de la pollinisation : plusieurs variétés ne produisent qu'en présence d'une seconde variété compatible à proximité, et le fruitier acheté seul reste stérile. Le porte-greffe détermine par ailleurs la taille adulte de l'arbre et le moment de la première récolte.
Les formats
Du jeune plant en pot, léger et facile à transporter, jusqu'au sujet en motte au tronc déjà formé, qui demande de la machinerie pour être chargé et planté. Entre les deux, tout est affaire de patience et de budget : le même arbre coûte plusieurs fois plus cher pour dix ans d'avance.